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07 avril 2006

estime de soi

De l'estime de soi à l'estime du Soi Par Jean Montbourquette On assiste aujourd'hui à un déluge de publications sur l'estime de soi, la panacée moderne apte à guérir tous les maux de la société. Pourtant, quand on a épuisé toutes les ressources du culte du moi et du 'Super héros', quand on est à bout de souffle et qu'on ne peut plus aller plus loin, quelque chose nous dit qu'il faut chercher ailleurs l'épanouissement complet. L’estime de soi pour sa personne Lorsqu’on s’aime réellement, qu’on s’approuve et qu’on s’accepte tel que l’on est, tout fonctionne dans la vie. C’est comme de petits miracles surgissant de partout. Louise Hay Voici quatre signes permettant de reconnaître l’estime de soi pour son être. Se reconnaître le droit de vivre L’affirmation de la vie est un acte spirituel par lequel l’homme cesse d’agir d’une façon irréfléchie et commence à révérer sa vie afin de la contempler à sa juste valeur Albert Schweitzer On considère habituellement comme allant de soi le droit à la vie, sauf dans certaines situations, en face d’un danger mortel par exemple. Alors, on en ressent vivement l’urgence en vertu de l’instinct de survie. Que dire maintenant d’une personne qui, en raison de trop grandes souffrances, aurait perdu le goût de vivre, voire l’instinct de vivre ? Elle doit impérativement retrouver son instinct de vie. Comment ? Elle s’avisera d’abord de demander de l’aide ; il existe en effet plusieurs moyens de contrôler la souffrance. Puis elle décidera de vouloir vivre et de bien vivre. À une mère affligée par la dépression de sa petite fille de cinq ans, un médecin disait : « C’est bien que vous fassiez tout votre possible pour qu’elle continue de vivre, mais c’est à elle qu’il revient de décider de vivre. Personne ne peut le faire à sa place. » Il existe par ailleurs des suicides subtils qui militent contre l’instinct de vie : fumer, boire avec excès ou se droguer, rouler à des vitesses excessives, etc. Le moins qu’on puisse faire pour se reconnaître le droit à la vie, c’est éviter de l’endommager ou de la dégrader. Les convictions qui réconfortent le goût et le droit de vivre sont les suivantes : j’ai le droit d’exister ; je suis responsable de mon existence ; je suis responsable de mon intégrité physique-, je veux vivre et vivre en bonne condition physique-, je ne fais rien pour endommager ma santé-, etc. Être conscient d’être une personne unique et irremplaçable La valeur d’un homme se mesure à l’estime qu’il a de lui-même. François Rabelais Apprécier sa valeur de personne unique et irremplaçable ne consiste pas à se croire parfait ou meilleur que les autres. Cela ne pousse pas à se comparer aux autres, à entrer en compétition avec eux ni à les rabaisser. Mais être conscient de son unicité comme personne, c’est reconnaître le sentiment de l’inviolabilité de sa conscience, l’assurance paisible et la fierté de soi. Malheureusement, certains doutent constamment de la valeur de leur personne. Ils se croient faux et indignes d’admiration et d’amour, marqués de tares congénitales, Il y en a encore qui se comparent constamment aux autres, une vieille habitude apprise dès l’enfance, suite à des messages reçus : « Tu vois qu’est-ce que ta grande sœur fait, elle ! »; « Tu n’es pas sage comme ton cousin » ; « Tu n’es pas appliqué comme les autres » ; etc. Chaque enfant, chaque personne est unique ; aucune comparaison n’est justifiée. Voici ce qu’en dit Max Ehrmann : « Si vous vous comparez aux autres, vous pouvez devenir orgueilleux et amer, car il existera toujours des gens mieux que vous et d’autres moins bien que vous. » Pour contrer ces attitudes aussi dévalorisantes, il importe de renforcer ses convictions en la valeur et en l’unicité de sa personne : j’ai de la valeur ; je suis unique au monde et incomparable, je suis très important ; je me traite avec respect et j’attends des autres le même traitement ; je possède une dignité personnelle ; je me sens digne d’appréciation ; je suis fier de moi, je suis le meilleur témoin de ma vie intérieure (de ce que j’y vois, de ce que j’entends et de ce que je ressens) ; etc. Accepter tous les aspects de sa personne sans les censurer ni les nier Parce que je reconnais comme mien tout ce qui est à moi, je puis me connaître davantage. En agissant ainsi, je peux m’aimer et être en bonne relation avec chaque partie de moi-même. Virginia Satir Voici un défi majeur posé à l’estime de soi : apprendre à accepter tous les aspects de son corps, la diversité et la mouvance de ses émotions, de ses pensées, de ses désirs, de ses rêves, et même de ses ombres, comme faisant partie de sa personnalité. ‘L’idéal consiste en effet à laisser émerger en soi son matériau conscient et inconscient sans l’interpréter, le rationaliser, l’exprimer ou en prendre conscience. On aura plutôt tendance à censurer une sensation déplaisante, un malaise, une émotion embarrassante, une pensée gênante, un désir indécent ou un rêve fou. On sera porté à les éviter, à les occulter et à les refouler comme des phénomènes inacceptables. Ces manœuvres ne feront qu’augmenter le volume de son ombre (voir le développement sur l’ombre de la personnalité, p. 148-157). Ce qu’on n’aura pas voulu reconnaître et accepter continuera d’agir en soi et sur soi malgré notre volonté. Pour éviter ces refoulements néfastes, on prendra la position d’un observateur qui, au lieu de s’identifier à ses états d’âmes, les laissera passer comme des nuages évanescents. C’est là le rôle et l’effet d’une authentique méditation. Celui qui s’accueille sous toutes les facettes de son être se laissera guider par les convictions suivantes : j’accepte d’expérimenter toutes les parties de mon être pour la seule raison qu’e les m’appartiennent ; j’accepte la présence de mes pensées, même si je ne peux pas toujours les réaliser ; j’accepte de ressentir mes émotions et mes sentiments même s’ils sont pénibles ou frustrants ; je cherche à être en harmonie avec toutes les parties de mon être ; etc. Se considérer aimé et s’aimer soi-même La pire des solitudes n’est pas d’être seul, c’est d’être un compagnon épouvantable pour soi-même. La solitude la plus violente, c’est de s’ennuyer en sa propre compagnie. Jacques Salomé Les marques gratuites d’attention et d’affection prodiguées par les proches et les éducateurs incitent l’enfant à se traiter d’une façon bienveillante et chaleureuse. Il apprend ainsi à se considérer comme son « meilleur ami ». Comment cela se manifestera-t-il? Un ami intime écoute, comprend, encourage et exprime son amour bienveillant et compatissant. L’être qui se considère aimé agira de même à son propre endroit. L’amour de soi commence par une authentique compassion envers soi. Loin de se disputer pour ses erreurs, de se blâmer dans la souffrance et de s’humilier dans les échecs, la personne qui s’aime s’écoute, se console, s’encourage et se fait confiance. L’amour fidèle et constant de soi joue également un rôle déterminant dans l’amour du prochain. Sans amour de soi, l’amour des autres est en effet impossible. L’amour de soi repose sur les convictions suivantes : j’ai l’assurance d’être aimé et d’être aimable-, je suis compatissant envers moi-même ; je me pardonne mes erreurs et mes fautes ; je suis mon meilleur ami-, je me parle avec tendresse ; je m’encourage dans les moments pénibles-, etc. Le livre De l'estime de soi à l'estime du Soi ISBN 2-89507-342-2 L'auteurJean Montbourquette Éditeur Novalis Ce texte est tiré du portail Alchymed.com. Nous vous invitons à le faire circuler en mentionnant la source. Copyright © 2002 Les Productions Alchymed inc. Tous droits réservés.

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03 février 2006

Estime de soi(2)

Estime de soi

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Définition

Il n'existe pas de définition claire du concept d'estime de soi au sein de la psychologie scientifique. Nous prendrons donc ici le parti d'une définition admise par une majorité de spécialistes du domaine. Dans ce cadre, l'estime de soi renvoie à trois significations particulières (Brown, Dutton et Cook, 2001) : Le regard global d'un individu à son propre endroit qui demeure relativement stable à travers le temps et en dépit de situations changeantes Les évaluations d'un individu au sujet de ses capacités et de sa personnalité Le sentiment de valeur personnelle d'un individu lié à des évènements ponctuels

L'équation de James (1890) : l'estime de soi est égale au rapport entre nos prétentions et nos succès. À noter que dans cette conception, l'estime de soi peut être obtenue de plusieurs manières : soit en diminuant nos prétentions, soit en augmentant nos succès (ou en voyant un succès là où il n'y en a pas), soit en réalisant un équilibre entre les deux facteurs.

Le miroir social de Cooley (1902) et Mead (1934) : l'estime de soi est la perception de soi construite par l'intériorisation de l'opinion d'autrui à notre égard. Dans cette perspective, les interactions sociales se révèlent donc déterminantes dans la manière dont le sujet va s'évaluer.

Le lieu de contrôle (locus of control) de Rotter (1966) : l'estime de soi se décline en fonction de la croyance de l'individu à être acteur des évènements de sa vie (lieu de contrôle interne) ou victime (lieu de contrôle externe).

La hiérarchie des besoins de Maslow (1970) : l'estime de soi correspond à une double nécessité pour l'individu : se sentir compétent et être reconnu par autrui.

Le sentiment d'auto-efficacité de Bandura (1986) : l'estime de soi renvoie aux croyances de l'individu en ses capacités.

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Données

Coopersmith (1967) a montré la non corrélation significative entre l'estime de soi de l'enfant et la fortune, l'éducation ou la profession de ses parents. Le seul facteur influençant fortement l'estime de soi de l'enfant est la qualité de la relation qu'il a avec ses parents.

Harter (1978) souligne l’aspect vital de l’approbation pour l'estime de soi de l’enfant, à la fois pour encourager certains comportements et comme source d’informations sur l’adéquation de ses performances. Ces renforcements positifs remplissent deux fonctions : ils apportent de la stimulation et de l’affection, de même qu’ils favorisent le processus d’indépendance et de recherche de maîtrise. À noter que la source de cette approbation se modifie avec l'âge de l'enfant : jusqu'à 3 ans, ce dernier accorde plus d'importance à l'avis de ses parents ; puis, peu à peu, c'est l'approbation des pairs qui va être recherchée (avec un paroxysme à l'adolescence).

Le rang de naissance semble également jouer un rôle sur l'estime de soi de l'enfant : ainsi, les cadets auraient une estime de soi légèrement plus basse que les aînés mais seraient plus populaires et plus à l'aise que ces derniers en société (Miller et Naruyama, 1976). Les aînés, quant à eux, jouissent d'une estime de soi légèrement plus élevée, axée sur la performance, ce qui explique qu'ils connaissent en général une meilleure réussite scolaire (Falbo et Polit, 1986).

Le courant dominant de l'estime de soi laisse entendre au grand public que l'estime de soi est à la fois la maladie et le remède aux problèmes sociaux : des mauvais élèves aux criminels en passant par les membres de groupes « stigmatisés », tous souffriraient d'une estime de soi trop basse. La solution serait donc de les aider à rétablir l'équilibre de leur balance évaluative, bref, d'augmenter leur estime de soi. En dehors du fait que les problèmes sociaux relèvent sans doute d'une intrication de facteurs et non d'un seul, il faut noter qu'une haute estime de soi n'est pas toujours un bon présage : dans une étude célèbre, Baumeister, Boden et Smart (1996) suggèrent qu'une haute estime de soi peut être corrélée à des actes de violence ou d'agression en cas de menace du concept de soi. En d'autres termes, certaines personnes à haute estime de soi auraient tendance à réagir vivement en cas d'atteinte à leur amour-propre...

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Critique de l'idéologie de l'estime de soi

L'estime de soi est une notion qui jouit d'une popularité qui n'a d'égale que son obscurité. En effet, comme nous l'avons vu précédemment, il n'y a pas actuellement, parmi les théoriciens, de consensus quant à une définition acceptable de l'estime de soi. Ses partisans, malgré des divergences parfois importantes, s'entendent néanmoins tous sur un point : l'estime de soi se mérite. Soit qu'il s'agisse de gagner un sentiment d'appartenance en se conformant aux exigences du miroir social (Mead, 1934), soit qu'il faille atteindre un objectif particulier pour s'autoriser à bomber le torse (Coopersmith, 1967), soit enfin qu'il convienne de respecter des « piliers » moraux afin que la réalité récompense votre vertu (Branden, 1994). Bref, si l'on veut avoir le privilège de jouir d'une bonne estime de soi, il faut payer, d'une manière ou d'une autre.

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Quel est le problème ?

Il se situe à deux niveaux :

À un niveau logique, tout d'abord, parce que l'estime de soi suppose l'évaluation du 'soi', considéré comme une entité stable et définie une fois pour toutes alors qu'à l'évidence il s'agit d'un processus, impermanent par essence. Ainsi, si j'échoue à un examen, je peux penser que je ne suis pas doué pour les études, alors que rien, empiriquement, ne permet d'aboutir à une telle conclusion. Et ce saut logique, erroné, va avoir un retentissement certain sur mes performances futures : puisque je ne suis pas doué pour les études, je ne vais certainement pas réussir cet autre examen non plus, résultat qui viendra confirmer ma croyance de départ, par le jeu pervers des prophéties auto-réalisatrices (Watzlawick, 1988).

À un niveau psychologique, ensuite, la médaille de l'estime de soi a son revers : si elle augmente lorsque je le « mérite » (en ayant réussi à obtenir l'approbation sociale, à réaliser un projet gratifiant ou à tenir mes engagements), alors elle diminuera lorsque j'ai « fauté » (suite à un rejet social, une mauvaise performance ou une attitude contraire à mon éthique). On voit très vite que l'individu moyen sera sujet toute sa vie à des hauts et des bas incessants dans son « estime de soi », oscillant entre des états de béatitude où il se prend pour un dieu et des moments tragiques, où il se considère comme un ver de terre.

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Y a-t-il une issue ?

Oui. À contre-courant de la pensée dominante en psychologie, il existe une alternative à cette « montagne russe » émotionnelle que constitue l'estime de soi : l'arrêt pur et simple de toute évaluation de 'soi', au profit d'une évaluation de ses comportements et de sa satisfaction personnelle (Mills, 2000). Est-ce aussi facile que cela ? Non, ce n'est pas facile, mais c'est en revanche très simple. Albert Ellis, le fondateur de la thérapie « émotivo-cognitivo-comportementale » (Rational-Emotive-Behavior Therapy) a toujours combattu l'idéologie de l'estime de soi, enseignant à ses clients (au sens rogérien du terme) la philosophie de l'acceptation inconditionnelle de soi (Unconditional Self-Acceptance) à l'opposé de toute mesure de la valeur d'un individu. Ellis appelle de manière humoristique la tendance pour le moins « névrotique » des êtres humains à s'auto-évaluer le « complexe de Jéhovah ». Tout commence lorsqu'un individu réalise une bonne performance dans une situation donnée ; c'est à la suite de ce premier constat que le « complexe de Jéhovah » pointe le bout de son nez et conduit ledit individu à une conclusion fallacieuse : puisqu'il a obtenu un bon résultat, lui, en tant qu'être humain, prend de la valeur. Malheureusement pour cet individu, il suffira d'une contre-performance dans le futur pour que le « complexe de Jéhovah » se transforme rapidement en « complexe de ver de terre », autre extrémité, dramatique celle-là, du même continuum axiomatique. Ellis montre que philosophiquement parlant, la notion de valeur d'un être humain ne tient pas trente secondes : en effet, que serait, dans cette perspective, un « bon » être humain et en quoi se distinguerait-il d'un « mauvais » ? Sur quels critères établir la valeur d'un individu ? De telles interrogations parlent d'elles-mêmes et plaident en faveur d'un abandon pur et simple de la question de la valeur d'un être humain. Les êtres humains sont, un point c'est tout. Et la seule chose susceptible d'être évaluée les concernant, ce sont leurs comportements. Il est sans doute utile de mettre

Pyramide des besoins

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accomplissement personnel

estime de soi

estime des autres

amour, appartenance

sécurité

physiologique

Pyramide des besoins

La pyramide des besoins est une théorie élaborée à partir des observations réalisées dans les années 1940 par le psychologue Abraham Maslow sur la motivation. (L'article où Maslow expose sa théorie de la motivation, A Theory of Human Motivation, est paru en 1943 et, s'il mentionne une hiérarchie des besoins, il ne la représente jamais sous la forme figée d'une pyramide. Au contraire, il montre principalement son aspect dynamique.)

Cette pyramide est composée de cinq niveaux. Selon cette théorie, nous recherchons d'abord à satisfaire les besoins situés aux niveaux inférieurs avant de penser aux besoins situés aux niveaux supérieurs de la pyramide. Ainsi on rechercherait à satisfaire les besoins physiologiques avant les besoins de sécurité.

Elle est devenue une véritable référence en marketing, où elle est souvent utilisée pour positionner un produit. Son aspect scientifique y a sans doute un effet rassurant. Il ne s'agit pourtant que d'une ébauche de méthodologie, qu'il faut adapter à l'environnement étudié.

Sommaire

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Besoins physiologiques

Les besoins physiologiques sont liés au maintien de l'homéostasie de l'organisme : la régulation des grands équilibres biologiques nécessaires au maintien d'un état de santé physique.

Nécessaires à la survie de la personne, ils sont impérieux et peuvent l'emporter sur la conscience s'ils ne sont pas satisfaits.

Certains auteurs y ajoutent le besoin de procréer, bien que celui-ci soit plus à proprement parler une nécessité pour la perpétuation de l'espèce que pour l'individu.

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Besoins de sécurité

Les besoins de sécurité proviennent de l'aspiration de chacun d'entre nous à être protégé physiquement et moralement.

La sécurité de l'emploi

La sécurité des revenus et des ressources

La sécurité physique -violence, délinquance, agressions ...

La sécurité morale et psychologique

La sécurité et la stabilité familiale

La santé

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Besoins d'amour

Il s'agit du besoin de communication et d'expression, d'appartenance à un groupe. Ce besoin d'intégration dans le lien social va de pair avec le besoin de reconnaissance et de considération. Le besoin d'amour doit pouvoir être mis en considération (besoin d'aimer, d'être aimé, de former un couple).

Ce besoin trouve sans doute ses sources dans le comportement atavique qu'est l'attitude grégaire de l'être humain.

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Besoins d'estime

Besoin d'être respecté, de se respecter soi-même et de respecter les autres. Besoin de s'occuper pour être reconnu, avoir une activité valorisante qu'elle soit dans le domaine du travail, ou dans celui des loisirs. Il s'agit en particulier, du besoin de se réaliser, de se valoriser (à ses propres yeux et aux yeux des autres) à travers une occupation. Le Résident a aussi besoin de faire des projets, d'avoir des objectifs, des opinions, des convictions, de pouvoir exprimer ses idées. Le snobisme entre dans cette catégorie.

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Besoins d'accomplissement personnel

Besoin de poursuivre certains apprentissages avec l'implication du goût de l'effort, de connaître de nouvelles techniques et d'avoir des activités purement désintéressées. Besoin de communiquer avec son entourage et de participer, fût-ce modestement, à l'amélioration du monde.

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Apport à la compréhension de certains problèmes relationnels

Chacun cherchant à satisfaire les besoins du niveau où il se trouve, des couples peuvent se former dont chacun des deux partenaires cherche à combler un besoin différent. Hormis le cas où tous les deux se trouvent au niveau ultime de la pyramide, cas qui sera statistiquement rare, cela peut conduire à des déséquilibres du couple qui, à mesure qu'ils deviennent conscients, sont de plus en plus mal vécus par les deux partenaires.

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Critiques du modèle

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Les défauts du modèle

Cette hiérarchie impose qu'un besoin supérieur n'est atteint qu'à condition de satisfaire les autres, alors qu'un palier peut être passé.

Par ailleurs, et de même que dans tous les modèles par couches, le passage à des couches supérieures remet en question la stabilité des couches de base. Par exemple, le besoin d'estime peut amener à négliger le besoin de sécurité au cours d'activités téméraires mais socialement valorisées (défis et records divers).

Abraham Maslow n'a étudié qu'une population occidentale et instruite pour aboutir à ce résultat.

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Essai d'une autre classification

Une autre classification, plus pragmatique est opérée par les sociologues. Cette classification ne repose pas sur une classification aussi précise et permet donc une meilleure adaption à d'autres sociétés car elle est fonction de la source du besoin.

Cette classification n'est que sur trois niveaux :

Besoin primaire : besoin vital, physiologique.
Quelle que soit la société étudiée, il est impossible de s'en passer. Donc : manger, dormir, vivre.

Besoin secondaire : besoin social.
Il est impossible de se passer de ces besoins pour avoir une vie normale en société. Donc (dans les sociétés développées) : se laver, posséder une adresse, porter des vêtements en bon état, savoir lire...

Besoin tertiaire : besoin personnel.
Besoin qui sert à se sentir bien, à être en bonne santé mentale ou simplement de bonne humeur. Donc : avoir des passe-temps, acheter une certaine marque...

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en garde contre une confusion très courante en psychologie : la personne n'est pas le comportement. Ce n'est pas parce qu'un individu agit stupidement qu'il est stupide. On retrouve ici toute la pertinence des principes issus de la Sémantique générale, à laquelle Ellis reconnaît d'ailleurs une parenté directe avec ses propres idées.

Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Estime_de_soi »

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